histoire:
Ses origines  se perdent dans la nuit des temps, et dans les brumes écossaises….Il doit son nom aux «cairns » : monticules de pierres, éboulis naturels ou pierriers édifiés par l ‘homme. Les Celtes construisaient ses «cairns » pour y enterrer leurs morts. Avec les années, ces cairns furent recouverts par des ronces et des buissons dans lesquels les «puants » creusèrent leurs terriers. Ces lieux devinrent un terrain de chasse idéal pour des petits chiens courageux et audacieux .
Avec le Skye Terrier, c'est le terrier d'Écosse le plus anciennement connu: on mentionne ces petits chiens de terrier dès le XIIe siècle. Il provient sans doute d'un croisement entre les terriers autochtones des Highlands de l'ouest et les chiens bassets de type primitif (Valhund suédois), amenés par les Vikings au IXe siècle. En effet, le Cairn est un chien de type assez primitif, rappelant fortement le spitz européen (loulou). Il semble s'être d'abord répandu dans les Highlands de l'ouest avant d'arriver quelques siècles plus tard dans les Hébrides, dont l'île de Skye où l'on trouvait les sujets les plus purs, grâce à l'isolement insulaire.
Jusqu'au XIXe siècle, le Cairn est resté exclusivement un chien de travail destiné à tuer toutes sortes de nuisibles, notamment les renards, les blaireaux et les loutres. Les chiens devaient être capables de tuer seuls un adversaire plus gros qu'eux dès l'âge de 6 mois sous peine d'être sacrifiés. Cette aptitude ainsi que la petite taille étaient les seuls critères de sélection. Le Cairn a été fortement soumis à la sélection naturelle qui lui a conféré une fourrure épaisse et imperméable et un remarquable degré de résistance au froid. En effet, les chiens devaient dormir dehors, exposés aux tempêtes de neige, et n'étaient pas nourris par leurs propriétaires.
Le Cairn faillit ne jamais être reconnu par les instances cynologiques qui considéraient ce chien utilitaire à la fourrure hirsute comme un vulgaire bâtard. Mais grâce au travail acharné de quelques passionnés, il devint le 5e et dernier terrier d'Écosse à être reconnu en 1912. Dès lors, on l'apprécia de plus en plus comme chien de compagnie.
Aujourd'hui, avec plus de 1 500 naissances annuelles, le Cairn est en France le terrier d'Écosse le plus populaire après le West Highland White Terrier ou Westie. Il est d'ailleurs l'ancêtre de ce dernier ainsi que du Scottish terrier.